jeudi 26 janvier 2006

Mireille Moilcask


Son nom ne vous dira rien, et c'est normal. Pourtant, c'est aussi un destin tragique que celui de Mireille Moilcask. Née dans les années 70 dans la petite commune de Fourlà, Mireille, enfant sage au demeurant, passe son temps à supporter les querelles quotidiennes de Josiane, sa mère, et René, son père. Heureusement, Mireille, en grand manque d'affection, trouve du réconfort avec le chien de la famille, Astik Moilcask.
En situation d'échec scolaire permanent (elle redouble 3 fois son CP), elle arrête les études aux portes de la sixième. Sans diplômes, son avenir s'annonce bien incertain. Astik s'étant fait écraser par le tracteur du père Fourras qui rentrait ivre des vendanges, Mireille, se retrouvant seule, quitte son village et décide d'aller à Bordeaux, tenter sa chance. Après plusieurs petits boulots, elle fait la rencontre de sa vie, en la personne d'Alain Afflelou, qu'elle appelera dans l'intimité "Grand fou". C'est très naturellement et très généreusement qu'il lui propose un travail bénévole dans sa société. Mireille sera "Yeux" chez Afflelou". Elle testera les lunettes en servant de support humain aux nouveaux modèles sortis des laboratoires de recherches. Hélas, trois fois hélas, le drame arriva (vous l'attendiez, n'est-ce pas, coquins). Alors qu'elle faisait ces emplètes au supermarché "Dukoin", elle passa au rayon charcuterie. Mireille ne fit pas attention et glissa sur la peau de banane qui trainait par ici par le plus grand des hasards (en même temps, ça m'arrange pour la suite). Elle perdit donc l'équilibre, et alla finir sa course, la tête contre la trancheuse à jambon. C'est son oreille gauche qui morfla grave sa race. Sa carrière venait de basculer en un rien de temps. Sans son oreille, elle pouvait dire adieu à son job. Impossible de porter de nouvelles lunettes !
Désespéré, elle retourna à Fourlà. La boucle était bouclée. Pour finir, c'est au moment où elle traversait la route, qu'elle fut percutée par le tracteur du père Fourras qui rentrait ivre de Fort Boyard, où il venait de se taper PassePartout. Arrivant du côté où son oreille était coupé, elle ne pouvait pas l'entendre. Le choc fut terrible et la fin rapide.
Désormais, vous ne regarderez plus Mireille du même oeil.

Henry Zoto


Fruit de la rencontre fusionnelle entre Pascal Sevran et La Mère Denis, Henry Zoto, né dans le Calvados, à Mormoi Leuzguègue, était loin de s’imaginer à quel point sa vie de ouineur allait marquer l’humanité toute entière.

Abandonné dès sa naissance par son père qui préfèrera finalement se taper Tintin, Henry est élevé par sa mère, Denis. Ayant très peu de ressource, elle est obligée de faire des petits boulots comme, par exemple, désanusseuse, peigneuse de girafe, ou encore sexeuse d’éléphant. Finalement, elle accepte de faire une publicité pour les machines à laver Vedette. C’est au cours du tournage de l’une d’elles que le drame eu lieu : la voisine de Denis, Sarah Molyunpeu, se pointa en plein milieu d’une prise, entraînant Henry par le bout de l’oreille, pour interpeller Denis : “Dis-moi la vieille, je voulais juste te dire que ton abruti de rejeton passe ses journées à mater dans le vestiaire de la troupe de majorette. Un vrai pervers !”. “Ça c’est vrai, ça” s’écria la Mère Denis, pour seule réponse. “Coupez, on la garde !” s’époumona Paul Unetourtel, le réalisateur de la pub. On connait alors le destin de cette publicité, mais, ce que l’on sait moins, c’est que les véritables auteurs de ce succès, Denis et Henry, ne touchèrent jamais un seul centime des bénéfices engendrés par Vedette.

Noyée dans le désespoir, Denis mis fin à ses jours d’une manière tragique : elle encastra sa tête dans sa machine à laver Vedette (qu’elle avait reçu en cadeau), en prenant soin, au préalable, de programmer le mode “hurricane centrifugeuse”, force maximale. Henry ne s’en remit jamais.

Il décida de quitter Mormoi Leuzguègue, histoire de repartir de zéro, et non pas à zéro. C’est vers son père qu’il décida de jouer sa dernière carte. Finalement, Pascal, toujours la main sur le coeur, décida de le prendre comme coiffeur de son émission de variétés. C’est ainsi qu’Henry fit la connaissance de célébrités comme Michel André, Pierre Vazy, Edouard Gruton, ou encore Patrick Fiori. Malheureusement, c’est en faisant le brushing d’une autre star, Sylvain Mouchion, que le destin rattrapa une nouvelle fois Henry. Il faut savoir auparavant, que Sylvain Mouchion, comme toutes les stars, avaient quelques exigences. Pour sa part, il souhaitait que son dentier trempe quelques minutes, non pas dans un verre, mais dans un grand saladier, remplit d’un mélange de viandox et d’hépatoum. Au cours du brushing, Henry aperçu dans le miroir, une autre star internationale, sa star internationale à lui : Geneviève Ancor. 25 ans qu’il attendait ce moment. Son sang ne fit qu’un tour. Une réaction en chaîne incroyable débuta. Henry fut victime d’une érection violente, ce qui eu pour effet de ne plus irriguer son cerveau. Il lâcha alors le sèche-cheveux qui finit sa course dans le saladier. L’électrocution foudroyante se produisit. Le fil du sèche-cheveux, enroulé autour de la jambe d’Henry, eu raison de la vie de notre héros. Au passage, quelques étincelles touchèrent le Damart thermolactyle de Sylvain qui se transforma instantanément en torche humaine. L’assistante, partant d’une bonne intention, jeta instinctivement le saladier sur Sylvain, ce qui eu pour effet, hélas, d’alimenter davantage le feu.

En hommage à cette tragédie, Michel André, Pierre Vazy, Edouard Gruton, Patrick Fiori et Geneviève Ancor entonnèrent, quelques semaines plus tard, sur le plateau TV de Pascal Sevran, une version bouleversante et inoubliable d’”Allumer le feu”.

Sam Lécasse


C’est par un beau soir de printemps, qu’à la sortie de la boîte de nuit “Borntoubiheulyve”, Gérard Lécasse fait la connaissance de Madeleine Deproust, surnommée “La fée caca”. Après lui avoir vomi son reste de bourbon dans le cou, il fit plus profondément connaissance avec elle sur la banquette arrière housse léopard de sa Renault Fuego GTL. 2 minutes plus tard, ils se quittèrent pour ne plus jamais se revoir. 7 mois plus tard, Sam Lécasse décidait déjà de faire chier son monde, en pointant le bout de son nez prématurément. Sa mère, ne se doutant de rien, était tranquillement installée au cinéma, en train de regarder le dernier film de son cinéaste préféré, Luc Besson, intitulé “Léon se tape Angel-A, pendant que Nikita pompe le Grand Bleu dans le Subway”.
Certe, elle trouvait le titre un peu long, mais cela avait l’avantage de permettre à tout les fans de Besson de comprendre le film avant même de l’avoir vu. Donc, disais-je, Sam nous les casses déjà, avec deux mois d’avance. Les premières images qu’il aperçu fûrent hélas du Besson. Il était déjà mal barré ce petit ! Douze années plus tard, et après une intervention technique dite de la dernière chance, une équipe Zaïro-Portugo-Hongroise de Rotterdam réussit enfin à extraire Sam de sa couveuse, et cela en direct, devant des millions de téléspectateurs. Sa vie en serait bouleversée à jamais. Par le manque d’espace, ses bras ne purent se développer correctement. Cela le perturba toute sa vie. Manquant de longueur, il ne pouvait atteindre sa queue sans se pencher dangereusement en avant. Il pissait donc toujours avec la tête dans les chiottes. La masturbation était aussi pour lui un problème. Heureusement, il fit la connaissance de Sonny, un ami qui était toujours prêt à lui tendre la main pour lui rendre quelques petits services.
A 25 ans, Sam fit une nouvelle rencontre déterminante. Amok Ocadiz. Ce fut pour lui une révélation. Comme s’il avait rencontré Dieu en personne. Amok accompagna Sam dans les dernières années de sa vie. Il s’amusaient beaucoup ensemble à des jeux bien innocent, comme, par exemple, la savonette qui glisse. De par le handicap de Sam, cela ne rendait que plus attrayantes les parties.On retrouva, après 6 mois de recherche Sam, un beau matin. Il était descendu dans la cave, s’était glissé dans sa couveuse, qu’il avait gardé par nostalgie, avait laché un pet de l’autre monde, pour finir asphyxié. Il avait pris soin, au préalable, de marqué sur sa boite en plexi : home suite home.

Emma Turlutte


Emma Turlutte, indigne héritière de feu Gustave Turlutte, vit le jour le 12 février 1979, à Morback, agréable petite commune de Dordogne, à la maternité “Marcel Vazypousse”. Elevée, non pas au Pal, mais au Banania, au Nutella, au beurre de cacahuète et aux chips à l’huile de foie de morue, on ne s’étonnera pas si, dès son plus jeune âge, le cholestérol fut un gai compagnon qui l’accompagna chaque jour que Dieu lui prêta. Et comme on le verra plus tard, il ne lui en prêta pas beaucoup ! Faut pas déconner non plus, en voyant tout ce qu’elle bouffait, il prit peur le Vieux...
A la grande surprise de tout son entourage, il fut constaté très rapidement qu’Emma n’aimait pas le sport. Non pas qu’elle pensait à mal de ceux qui en pratiquaient un, bien au contraire, mais disons que mentalement, elle ne se sentait pas en mesure d’excercer une activité physique. Son petit compagnon d’école Rocco Coriko lui suggéra bien le sumo, mais elle ne releva ni la blague de mauvais goût, ni l’envie d’emmêler son corps à un autre que l’homme de sa vie. Car, il faut le dire, Emma avait un homme de sa vie. Certe cela n’était pas réciproque, mais Emma faisait souvent des rêves érotiques, ou elle s’imaginait nu, courant au ralenti sur une grande plage de sable fin, au côté Sim Kamile (oui, reprends ton souffle, j’avoue moi-même être fier de cette trouvaille...), le pompiste de Morback, qui était si sexy dans son bleu de travail, la Gitane maïs au bec. En plus, il prenait des risques. Une Gitane au bec dans une station essence. Il est pas un peu fou lui ? Au prix des Gitanes, déjà, à l’époque... Enfin bref, Emma s’imaginait bien être sa Gitane à lui. Parfois, elle s’enroulait dans un voile (en fait la grand’voile du bateau de son père, une belle pièce de 200 mètres carrés), et entamait des danses endiablées au rythme des guitaristes dont vous savez tous le nom, mais que je ne sais pas écrire sans risquer la faute d’orthographe dite de la honte de sa vie. J’imagine déjà les commentaires du genre “il ne sait même pas écrire Gypsy King...pfff...”. Bandes de nazes ! Bon, reprenons, tu perds le fil là, fils.
Je disais donc plus haut que Dieu ne lui prêta pas longue vie. Ça tombe bien, je n’ai plus beaucoup de temps pour terminer cette biographie, une des plus belles que retiendra l’histoire de la littérature mondiale. Bon, bref. Passons sur sa carrière professionnelle qui fut une des plus désastreuse que l’on connaisse. Top modèle de photos de régime en ce qui concerne la photo “avant”, elle fut énormément déçue d’apprendre un jour qu’il existait également une photo “après” et ne comprenait pas qu’on lui refuse le poste. Quelle conne cette Emma, décidément... Dieu, donc, par un beau matin, se leva et s’assit sur le rebord du monde pour voir ce que l’homme en avait fait. Il épiait partout, à la recherche du petit détail croustillant, de la petite info alléchante qui l’aurait mis en forme pour la journée. Mauvais jour. Rien à se mettre sous la dent. “Tiens ! Emma Turlutte ?” songea-t-il... C’est alors qu’il l’aperçut au coin du rond-point de la Liberté Surveillée. Il était très exactement 11h28. Il vit la petite Emma, en pleurs. Elle venait d’apprendre la disparition d’Agathe Zeblouz, une amie d’enfance à elle. Sa dernière trace remontait à septembre, à la fête de l’Humanité. Le premier réflexe d’Emma fut d’aller noyer son chagrin au restaurant “Chez Roger”, qui excellait particulièrement pour son cassoulet. Elle en reprit trois fois, avec du pain. Et là, Dieu, il n’aime pas quand Emma elle taquine les fayots. Déjà que la couche d’ozone en a prit un sacré coup dans la gueule (et Emma n’y était pas pour rien), là, c’était une fois de trop. Comme il venait de revoir Seven la veille au soir, cela lui rappela que la gourmandise était un des péchés capitaux. Il lui vînt alors une idée de génie. “Par la gourmandise tu es née, par la gourmandise tu vas me rejoindre” dit-il. Puis, satisfait de sa décision, il alla faire un petit somme, fatigué de l’intense réflexion qu’il venait d’accomplir. On verrait pour le reste plus tard. Dommage. Il ne put assister à l’horrible scène. Emma, en sortant de “Chez Roger”, la boite à gaz branchée en mode haut débit, traversa sans regarder, la rue Stine, pour rejoindre la rue Béole, où elle aurait pu se confesser au Père Collateur. C’est encore une fois le tracteur du Père Fouras (qui venait d’acheter des terres dans le coin) qui eu raison du destin d’Emma. Il n’en fit qu’une bouchée le goinfre.
Bon, allez, j’me casse, j’ai un p’tit creux.

Agathe Zeblouz


S’il fallait bien retenir le nom d’une personne au destin tragique, c’est bien Agathe Zeblouz qui l’emporterait haut la main.Comment oublier Agathe Zeblouz ? Impossible ! Née sur la banquette arrière de la Méharie qui l’emmenait à la maternité, c’est à Villedieu les Poils qu’elle naquit dans la nuit du 31 mars au 1er avril 1969.Tout le monde crut d’abord à un poisson d’avril. Comment sa mère, Micheline, avait-elle pu procréer alors qu’on ne lui connaissait aucune liaison ? Ce mystère n’est, à ce jour, toujours pas résolu, même si l’on soupçonne fortement Demis Roussos, qui donnait un récital à la salle communale, environ 9 mois auparavant. Enfin bref, Agathe était bel et bien là, et il fallait se démerder avec, vu que sa mère n’avait pas résisté à l’accouchement. Les premiers temps furent rudes. C’est qu’elle était farouche la petite Agathe. Heureusement, avec le temps, les habitants du village, qui se relayaient toutes les semaines pour s’en occuper, avaient appris à la caresser dans le sens du poil. Pour plus de détails, voir fig. 1. Sa scolarité fut bien évidemment un échec. En cours de cuisine, à chaque fois que le professeur demandait aux élèves “faites voir vos poëles !”, Agathe sentait bien le ton légèrement moqueur du prof. Alors, un beau jour, il reçu la poële d’Agathe, contenant une tarte aux poils brûlante, en pleine face. Elle fut renvoyée, définitivement. Elle débuta alors sa carrière chez Wilkinson, pour se diriger ensuite vers Gilette où elle connaitra enfin la consécration dûe à son talent. Le concept de la triple lame, qui coupe les poils avant qu’ils ne se rétractent, vous pensez qu’il a été testé sur qui ? Episodiquement, elle était aussi doublure pour des documentaires animaliers ainsi que pour certains pornos où elle devait, pour les gros plans, remplacer des stars à la pilosité discrète. La dernière fois que l’on aperçu Agathe, c’était à la Fête de l’Humanité, haut lieu de perdition humaine s’il en est, surtout à l’heure de l’apéro, c’est à dire de l’ouverture à la fermeture de la Fête. Quelques témoins racontent qu’au milieu d’un débat, à la buvette “Chez Dédé”, Agathe pris la parole. Plusieurs militant entonnèrent alors le fameux chant du patriote “A poil, à poil”, tout en formant un cercle autour d’Agathe. Nul ne sait ce qu’il est advenu ensuite.
Agathe, si tu nous lis en ce moment, manifeste-toi, tu nous manque un poil.