lundi 13 novembre 2006

Julie


Julie,

Je profite d'avoir enfin un peu de temps libre, pour t'écrire aujourd'hui ces quelques mots.
Je dois te le dire, depuis ton départ, rien n'est plus comme avant.
Dois-je t'avouer que je n'ai toujours pas compris ta réaction ? Tu aurais pu me demander mon avis avant de claquer la porte.
Bref, peu importe, je respecte ton choix, même si je sais que tu finiras par le regretter. Je suis conscient de mes valeurs et de tout ce que j'ai pu t'apporter. Ça finira bien par te manquer un jour, mais, hélas pour toi, les serrures sont déjà changées.
La liberté de couple n'a jamais été un problème pour moi. Tu as toujours été libre de faire ce que bon me semblait, y compris cette série de photos Aubade dont la France entière a pu être témoin. Quelle frustration pour moi de n'avoir jamais pu prouver que ce qui faisait baver la plupart de mes compatriotes m'appartenait... Y as-tu pensé ne serait-ce qu'une seule seconde ?
Le comble, c'est que tu sois parti avec le photographe. Quelle manque d'originalité. Ceux-là, ils se font tout ce qu'ils shootent. Une série pour un magazine de chasse ? Pas de problème, la biche y passe. C'est pour dire les morts de faim. Ça ne te fait rien de passer après un poulpe et avant une momie 5 siècles d'âge ? Pourtant, j'ai eu beau décourager ce mécréant en lui envoyant des mails anonymes sur les diverses possibilités d'augmenter les dimensions de son appareil reproducteur, rien n'y a fait. Note cependant qu'il m'a tout de même demandé des informations complémentaires et qu'il m'a versé un premier acompte assez conséquent !
Enfin bon, c'est ta vie, ton oeuvre, ton cul, je n'ai rien à en redire. Fais bien ce que tu veux.
Pour terminer, il y a bien une leçon, finalement, que tu n'as jamais comprise, c'est la numéro 12 : ne jamais faire trop cuire le rôti.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Mais pourquoi tant de sarcasme mon cher ami ;)