mercredi 16 septembre 2009

Humphrey Laray

C'est par un triste matin d'été qu'Humphrey Laray pointa le bout de son derche, il y a déjà de cela quelques décennies.
L'accouchement fut sans douleur. "Il est passé comme une lettre à la poste, la machine était parfaitement huilée" se souvient Emile, le garde-champêtre du village qui assista à l'accouchement ce jour là, parce qu'il n'avait rien d'autre à faire. Cette naissance "facile" était un signe du destin, et nous allons voir pourquoi.


Enfance agréable, sans histoires, ce n'est qu'à l'adolescence qu'Humphrey commença à se faire remarquer.
Ayant le sébum viril, l'acné fut un douloureux problème pour lui. Puis, hélas, s'ajouta à cela un cuir chevelu et un cheveu type "végétaline hair staïle" qui n'était pas pour déplaire à Raynal et Roquelaure, ses 2 amis d'enfance ; cela leur donna d'ailleurs une petite idée culinaire qu'ils développèrent par la suite avec le succès que l'on sait.


Vous connaissez les ados, ces espèces d'attardés mentaux qui passent leur temps sur les forums Macgé, sur facebook ou sur déprime.com à raconter le néant cérébral qui les habitent... Le buzz ne se fit pas prier. Les cheveux gras d'Humphrey par ci, par là, devant, derrière, dedans... bref... Moqué, hué, décrié, ne sachant plus vers quel sein doux (tu aimes, un, cochon) se tourner, Humphrey Laray pris une décision qui allait à jamais changer son destin de gloire. "Je vais faire de cette faiblesse une force !" s'époumona t-il un matin de grasse matinée.


Il quitta donc la Capitale mondiale du parfum (je te laisse chercher) pour aller s'installer en Normandie, à Moudubou, où il fonda les établissements de renommée internationale que vous connaissez tous, je veux bien entendu parler des établissements "L'huile ou Laray".


Le succès fut immédiat. C'est plus particulièrement avec le fameux "Beurre Laray" que le succès devint rapidement planétaire. Il y en avait deux catégories. Le doux, pour les palais fragile, sans consistance, sans caractère. Et puis, l'exceptionnel demi-sel de Guérande... Non ! Je mens. Beurre Laray ne faisait pas dans le demi-sel de Guérande. Simplement, par soucis d'économie capitaliste, du gros sel d'Afghanistan, pour son côté abrasif qui reste en bouche, et que connaissent bien les amateurs es-lubrification buccale, et plus si affinité.


Un autre produit de qualité des établissements "L'huile ou Laray", la sucette au beurre. Et, rien que pour vous, le conseil de dégustation du patron lui-même, Humphrey : bien sucé, avec un bon verre de rouge, ça glisse tout seul !

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