vendredi 7 janvier 2011

She's the one



C'étais à Londres. Je patientais, dans un hôtel, bed and breakfast ou auberge de jeunesse, je ne sais plus trop. En cherchant un peu (j'ai la fâcheuse manie de tout garder), je pourrais retrouver le lieu exact.
J'attendais donc que mes toasts grillent, accompagné de ma tasse de thé. Je l'attendais, elle aussi. J'étais seul, entouré d'inconnus tous aussi sympathique les uns que les autres. Mon anglais n'étant pas très développé à l'époque (guère plus aujourd'hui), je me sentais un peu isolé de tout ce brouhaha, mais cela ne me dérangeais pas plus que ça. Je sentais les conversations joyeuses, et pas déprimantes, à la française, surtout de bon matin.
C'est alors que je vécu un moment qui restera à jamais gravé dans ma mémoire. En même tant que la chanson de Robbie Williams commençait à la radio, je la vis arriver de je ne sais où, certainement un job improbable. Parfaitement synchronisée avec la musique, elle s'est rapprochée de moi avec un sourire dévastateur. Je l'ai enlacé, embrassé, et nous nous sommes assis à la table, toujours sous la direction de Robbie Williams en prenant bien soin d'éviter, déjà à l'époque, notre problème. La scène semblait se dérouler comme au ralenti.
De ce jour, j'ai toujours su que pour moi elle était la seule, l'unique et que ce morceau resterait à jamais associé à ce moment exceptionnel.
J'ai également la manie de ne pas parler beaucoup. Du coup, je ne lui ai jamais raconté ça. Voilà, c'est fait !

P.S. : le clip est un peu naze tout de même. A regarder les yeux fermés.

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