Il avait découvert cette fonction de planification, qui n’était pourtant pas nouvelle, seulement quelques mois avant l’échéance. Aussitôt, il su ce qu’il en ferait.
Il se mit donc immédiatement au travail et prépara, plutôt avec aisance, une vingtaine de messages, ce qui, pensa-t-il avec émotion, devrait largement suffire.
Puis, vint l’inévitable. Sa femme était près de lui. Il essaya de la rassurer tant qu’il pu et lui murmura, dans un dernier souffle, ces quelques mots à l’oreille : “J’ai été le plus heureux des hommes à tes côtés. Je pars, mais ne t’abandonne pas pour autant. Chaque année, à la date anniversaire de notre rencontre, je te donnerai des nouvelles. Prends-soin de toi mon ange”.
Et depuis, chaque mois de juin, le 12, elle se connectait sur le blog de son défunt mari pour y découvrir, fébrilement, un des messages qui s’affichaient automatiquement, suivant la planification qu’il avait mise en place avant de la quitter. Tous les ans, en quelques lignes, il lui rappelait que de là où il était, il continuait à veiller sur elle, et qu’à jamais il la porterait dans son cœur. De son côté, elle se sentait protégée, rassurée, et savait également, que jusqu’à son dernier jour, elle ne cesserait jamais, elle non plus, de l’aimer.
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